Récap’ Poum Tchak! 2011

Salut à toutes et à tous ! Voici la Recap’ Poum Tchak! de 2011. Ici, pas de classements, de top10, de reader-polls, de winners avec des photos plus grosses que celles des autres, non rien que du pur subjectif à la BPTchk!, sans vote ni concertation pour trouver un consus stérile et informe sur le “bilan” de l’année écoulée. Juste du feeling sur ce qui est sorti en 2011 et que j’ai vraiment le plus écouté durant ces douze derniers mois. Continue reading

[Fr] Boing Poum Tchak! #03 est disponible !

 

 

 

Pour faire venir jouer Marcel Dettmann et Ben Klock au Rex, je me suis battu pendant 14 mois…

 

Dj Deep

Edito #03

A la fin de l’année 2004 j’ai créé Boing Poum Tchak! dans le but de promouvoir la musique et les artistes issus des cultures électroniques qui ne trouvaient pas leur place dans des médias souvent incultes, arrogants, ou juste à côté de la plaque, ayant depuis longtemps oubliés les valeurs que chaque journaliste se doit de défendre : la recherche d’informations, le décryptage des mouvements, la pédagogique envers ses lecteurs, l’honnêteté intellectuelle.

Six ans après cette observation, il est navrant de constater que les choses n’ont fait qu’empirer pour la presse française, spécialisée dans les cultures des musiques électroniques. Ces valeurs n’existent simplement plus. A quoi bon parler d’un nouvel artiste, talentueux, s’il n’est pas poussé par un label qui paye une boite de communication / promotion pour harceler les journalistes et les mettre sous pression sous peine de ne pas publier de page de pub dans leur canard ? En ces temps de transitions économiques, entre le vieux monde papier qui ne sait pas renouveler son modèle obsolète, et l’ère internet encore trop sauvage et diffuse pour proposer un modèle stable, beaucoup ont décidé de fermer boutique, tandis que d’autres s’adaptent tant bien que mal à relayer des propositions plus que suspectes, dans l’air du temps, faisant la part belle aux artistes « hypes » (tellement in, que des partis politiques comme l’UMP n’hésitent pas à reprendre leurs tubes lors de meetings), délaissant totalement leur mission première : défricher, informer, et d’une certaine manière, éduquer le lecteur, lui proposer de nouveaux chemins musicaux, les décrypter, et l’accompagner dans sa quête, sa soif de nouveautés, de connaissances historiques du milieu, dans une jungle sonore et discographique devenue étourdissante aujourd’hui.

Au fil des années et des diverses évolutions de Boing Poum Tchak!, je me suis rendu compte que malgré internet et ses possibilités infinies (trop, c’est là le problème), les amateurs, les passionnés, ont toujours besoin d’avoir des points de repères pour s’y retrouver. Je n’ai aucun chiffre officiel du nombre de sorties mensuelles dans le spectre qui nous intéresse. Simplement une indication : Laurent Garnier reçoit chaque semaine environ 1500 tracks à écouter. Et parmi ces 1500 titres, il y a une majorité inintéressante, quelques bons tracks, et une poignée de tueries. Mais comment un être normalement constitué peut faire le tri et s’y retrouver dans tout ce grabuge ? Internet et les nouvelles technologies on apporté du choix, mais aussi beaucoup de parasitage. Comment un passionné fait-il pour ne pas passer à côté d’artistes et de disques qui peuvent l’intéresser ? Les magazines spécialisés ont depuis longtemps lâché prise et bien peu parmi les journalistes vont fouiner chez les disquaires pour tâter le pouls de l’actualité et de la réalité de la production du moment, préférant rester perfusés à leurs bureaux avec les promos institutionnels qui leurs sont envoyés. Et les artistes qui ne passent pas par ce filtre n’ont aucune légitimité pour figurer dans leurs pages. Résultat, quand un artiste intéressant cherche à se produire en club, en France, on répond de façon dédaigneuse aux promoteurs qu’«on n’a jamais entendu parler ce gars, et que ta soirée coco, elle va se prendre un four, donc tu repasseras avec des gens susceptibles de nous faire des entrées ». C’est le serpent qui se mord la queue. Les magazines passent totalement sous silence certains artistes qui le mériteraient, car (soit-disant) ils ne viennent pas jouer en France et personne ne les connait, et de leur côté les clubs ne bookent pas ces artistes car la presse n’en parle pas. C’est absurde et ridicule. Signez autant de pétitions « Paris se meurt la nuit » que vous voulez, l’un des aspects fondamentaux du problème est là.

Ce n’est pas l’état d’esprit de Boing Poum Tchak!, bien au contraire. Notre but est de promouvoir sans aucune pression extérieure, la musique qui nous branche, qui vaut le coup d’être découverte, d’être dansée. Un canal de plus pour vous chers lecteurs, passionnés, ou simples curieux. Un regard indépendant sur des artistes et des scènes excitantes, sans chichi ni blabla de pseudo-hipsters autoproclamés précurseurs de tendances. Ce fanzine n’est pas non plus seulement destiné à une poignée de nerds allumés (il y en a certes), qui ne parlent qu’en langage codé, scotchés sur Facebook, Resident Advisor et The Wire. La « bonne » musique (celle qui mérite qu’on lui donne sa chance), doit être présentée de manière agréable et non pompeuse, dans un langage clair et explicatif (voir pédagogique). Nous avons tout à gagner à défendre les cultures que nous aimons, et à ne pas se laisser influencer ou persuader par ce que les communicants veulent nous vendre, par la sous-culture publicitaire et autres discours de marchands de tapis qui nous dictent à longueur de journée ce que nous devons écouter, où, quand, et comment, ce qui est dans le coup, ce qui fait bien.

Fuck la bienséance mercantile, assez de tous ces parasitages ! Décidez par vous-mêmes de ce que VOUS souhaitez réellement. Donnez-vous les moyens, les clés pour faire vos choix selon votre personnalité, ce qui vous anime.

Dans ce combat de tous les jours, face à toutes les sollicitations que l’on vous impose, Boing Poum Tchak! se propose très modestement de vous aiguiller dans l’univers des musiques électroniques, ou tout simplement vous divertir et vous faire passer un bon moment, car c’est également important !

Je vous souhaite donc de prendre du plaisir au fil de ces pages, et espère vous éclairer un peu mieux sur ce vaste domaine que représentent les cultures des musiques électroniques.

Bonne lecture à toutes et à tous.

Pierre-Nicolas Mader
Boy Poum Tchak!

Sommaire :

DJ Deep
Delta Funktionen
A Made Up Sound / 2562
Eli Verveine
John Heckle
Quietus Recordings
Redshape
Bandcamp
Electrifying Mojo
Lost and sound : Berlin, Techno & The easyjet-set
Chroniques disques :
Ostgut Ton Fünf / Shigheto / A Made Up Sound / Nocturnal Sunshine / Mount Kimbie / Danuel Tate / Christopher Rau / Hubble / John Roberts / Mike Dehnert / Daso / Forever Delayed / Jatoma / Kangding Ray / Bristol Dubstep Classics / Savas Pascalidis
Mots croisés
+ d’autres petites choses…

Ont participé à la rédaction de ce numéro : Pierre-Nicolas Mader Boing Poum Tchak!, Jean Leroy Get The Curse, Paul Domenger Paul du 91, Simon Bomans Goûte mes disques, Damien Escribano Jekyll & Hyde, Thomas Hennebicque La Tuerie, Nicolas Gomez Site Web, Bertrand Bonnesoeur Le Sous-Marin, Chris Miller Little White Earbuds, Antoine Etienne Myspace, Mathieu Guillien Site Web.

Format A4 / 24 pages / Noir & Blanc

4,99 €

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[Fr] News : En octobre sur la page Facebook de Boing Poum Tchak!

Voici la compilation des news publiées sur la page Facebook de Boing Poum Tchak! au mois d’octobre.

Si vous souhaitez vous abonner et/ou réagir à l’un des posts, un seul lien :

http://www.facebook.com/pages/Boing-Poum-Tchak/109540889069354

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[En + Fr] Microniks – Jan. 2010

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Microniks est une nouvelle rubrique en lien avec les actualités de Boing Poum Tchak! sur Twitter, car désormais, vous pouvez retrouver sur http://twitter.com/boingpoumtchak des news exclusives et de courtes chroniques en anglais (environ un post par jour). Puis à la fin de chaque mois, redécouvrez ici ces reviews, agrémentées de commentaires en français (un peu moins expéditifs :-) ainsi que les pochettes des disques mentionnés et des liens audio. Janvier ouvre le bal avec une sélection matinée de house moderne ou retro, electronica, italo-disco, dark-ambiant, dubstep, abstract techno et post-techno. C’est (re)parti ! Continue reading