[Fr] Minimoog story

January 11th, 2005 by Pierre-Nicolas Mader

minimoog

Depuis la fin des années 90 et l’avènement de styles comme l’électro-clash, ou le retour de l’Acid (style musical crée à Chicago au milieu des années 80), l’ intérêt pour les instruments analogiques au grain si particulier ne cesse de grandir. C’est le cas pour le Minimoog, pionnier des synthétiseurs démocratisés, encore utilisé aujourd’hui par des artistes tels Chemical Brothers, Air ou Herbie Hancock.

Avant l’année 1970, date de lancement du Minimoog par Robert Moog, chercheur en électronique, le monde de la synthèse sonore était réservé à une élite de compositeurs académiques ou concepteurs sonores travaillant dans des instituts de recherche spécialisées. Les seuls artistes à utiliser la synthèse sonore pour des compositions plutôt axées expérimentales étaient peu nombreux, comme Pierre Henry, John Cage, Kraftwerk entre autres, qui n’hésitaient pas à stocker chez eux une masse considérable de modules analogiques pesant plusieurs dizaines de kilos chacun.

Mais revenons au Minimoog, premier synthétiseur portable, abordable et sûrement le plus populaire de tout les temps. Le son qui s’échappait de ces circuits électroniques institutionnalisa la synthèse analogique comme le son de référence, organique, luxuriant, riche et énorme. Bien-sur on est loin des synthétiseurs numériques à modélisations analogique que nous connaissons aujourd’hui : on ne pouvait jouer qu’une note à la fois, pas de stockage mémoire, et aucun raccordement MIDI (interface permetant le transfert d’informations en temps réel entre divers instruments électroniques, créée dans les années 80).

Le Minimoog fut décliné en 4 models (A-B-C-D). Le principal atout de cette machine était de pouvoir modifier la texture sonore en temps réel grâce à sa façade constellée de boutons chacun assignés à des filtres, LFO, oscillateurs, formes d’ondes, et pitch-bend (pour la hauteur des notes).

Le Minoog D fut reproduit à la fin des années 90 avec quelques avancés technologiques et enfin l’implémentation de la norme MIDI. Fin 2000 la firme Steinberg connu pour son séquenceur logiciel audionumérique Cubase, continua la dynastie des Moog en créant le Minimoog E en version logiciel cette fois-ci. En 2002 Robert Moog lança le Moog ultime car totalement abouti : le modèle Minimoog Voyager.

Plus de 30 ans après sa création, ce synthétiseur reste l’ un des chouchous des compositeurs et ne cesse de voir ses capacités augmenter gràce à la puissance des nouvelles technologies : preuve que la magie opère toujours.

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